Météorologie : climatologie
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Définition du climat

Le climat se définit comme une description des moyennes et des extrêmes météorologiques en un endroit limité
Le climat est naturellement variable comme en témoigne l'irrégularité des saisons d'une année sur l'autre
Cette variabilité est normale et tient aux fluctuations des courants océaniques, aux éruptions volcaniques, au rayonnement solaire et à d'autres composantes du système climatique
De plus notre climat a ses extrêmes qui peuvent devenir dévastateurs (ouragans, innondations, sécheresse,...)

L'effet de serre est un phénomène naturel indispensable à la vie sur Terre et qui assure une température moyenne de +15°C
(régions polaires : -20°C, tempérées : + 11°C, équatoriales : +26°C)
au lieu de - 18°C qui ferait geler les océans et qui augmenterait considérablement leur albédo (pouvoir réflecteur) faisant certainement chuter les températures autour de -100°C...
Ainsi les concentrations de gaz à effets de serre sur Terre ont permis l'apparition de formes de vie
Cependant une aggravation de l'effet de serre est principalement à l'origine du changement climatique en cours
et représente une perturbation anthropique dangereuse du système climatique


Pour plus d'infos : Notre planète info

Quelques dates importantes dans la prise de conscience du changement climatique

1827 Première description de l’effet de serre par Jean-Baptiste Fourrier (1786-1830)
dans ses « Remarques générales sur les températures du globe terrestre et des espaces planétaires »

1861-1873 Début des observations météorologiques standardisées

1895 Le chimiste suédois Svante Arrhénius (1859-1927) suggère l’influence du CO2 dans le réchauffement du climat, dans sa « théorie de la serre chaude »

1957 Début des mesures de CO2 et des gaz à effet de serre par Charles Keeling à Hawaï et en Alaska

1957-1958 Année géophysique internationale qui marque le début des mesures régulières du CO2

1967 Premières prévisions d’un doublement de la concentration de CO2 d’ici le début du XXIème siècle et d’une élévation de la température moyenne de 2.5 degrés

1972 Le sujet est abordé à la Conférence mondiale sur l’environnement de Stockholm

1979 Première conférence mondiale sur le climat à Genève

1985 Mise en évidence d’un « trou » dans la couche d’ozone stratosphérique, au dessus de l’antarctique : pour la première fois, on s’est rendu compte que
l’action de l’homme n’était plus limitée à des pollutions locales mais pouvait affecter la planète toute entière

1987 Le carottage de Vostok (Antarctique) qui couvre 400.000 ans (soit quatre cycles climatiques) montre la corrélation entre les variations de la température de l’air et la teneur atmosphérique en gaz à effet de serre
Ce sondage montre aussi que la température moyenne de la terre n’a jamais varié de plus de 4°C entre les périodes de glaciation et les épisodes de réchauffement

1988 Création du GIEC : Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (IPCC en anglais),
création conjointe de l’Organisation Météorologique Mondiale et du Programme des Nations Unies pour l’Environnement

1989 Deuxième conférence mondiale sur le climat à La Haye
Engagement de la CEE de stabiliser ses émissions de CO2 au niveau de 1990 d’ici 2000

1990 Dans son premier rapport, le GIEC estime que « l’importance du réchauffement observé est grossièrement cohérente avec les prédictions
des modèles climatiques », mais aussi comparable à la variabilité naturelle du climat

1991 Création du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) : cet organisme financier est alimenté par des contributions volontaires des pays développés et a
pour projet d’aider les pays en développement à s’attaquer aux grands problèmes d’environnement mondiaux, dont le réchauffement climatique et la biodiversité

1992 Signature à Rio de la convention cadre sur les changements climatiques dans laquelle les pays développés s’engagent à stabiliser leurs émissions
de gaz à effet de serre à leur niveau de 1990 et s’engagent à aider les pays en développement par une aide financière et des transferts de technologie
Cette convention entre en vigueur en 1994

1995 Le deuxième rapport du GIEC prévoit un réchauffement moyen de 1° à 3.5°C d’ici 2100 et une élévation du niveau de la mer de 15 à 95 cm
Il indique « qu’un faisceau d’éléments suggère une influence perceptible de l’homme sur le climat global »

1997 Le protocole de Kyoto fixe comme objectif une réduction de 5.2% des émissions en 2008-2012 par rapport au niveau de 1990
Il introduit des mécanismes de flexibilité

1998 L’Organisation météorologique mondiale (OMM) constate qu’en 1997 la température du globe a été supérieure en moyenne de 0.44°C
par rapport à la moyenne calculée entre 1961 et 1990.
Ce record dépasse de 0.38°C, celui enregistré en 1995

2000 L’OMM déclare le XXème siècle le plus chaud du millénaire et la décennie 1990 la plus chaude depuis 1860, date depuis laquelle on dispose de mesures fiables

2001 Les experts du GIEC rendent public à Genève leur « rapport aux décideurs »
Celui-ci établit que la température moyenne du globe a augmenté de 0.6°C depuis 1861, soit 0.15°C de plus que ne le prévoyait le rapport de 1995
Le niveau des mers s’est élevé de 10 à 20 cm pendant le XXème siècle, et les experts prévoient qu’à l’horizon 2100,
le taux de CO2 pourrait se situer entre 540 et 970 parties par millions (ppm), contre 280 ppm en 1750
La température moyenne du globe pourrait augmenter de 1.4 à 5.8°C et le niveau des mers de 9 à 88 cm

2003 Après 1998 et 2002, l’année 2003 est la plus chaude jamais enregistrée
L’OMM estime à 21000 le nombre des décès liés à la canicule en Europe

2007 Publication du quatrième rapport d’évaluation du GIEC

Source : « Le Monde » daté du 20 juin 2004