Exemple avec l'ouragan
Rita en 2005
Les
ouragans Rita et Katrina sont tristement célèbres pour les dégâts qu’ils ont provoqués
en 2005 sur les côtes américaines
Pour les scientifiques, ces tempêtes dévastatrices
ont été l’occasion de recueillir des mesures sans précédents de la zone centrale
de l’ouragan, le mur de nuages qui entoure l’œil de la tempête
Les chercheurs
espèrent ainsi mieux prévoir l’évolution des ouragans
Modélisation
qui montre la formation d’un nouveau mur de l’œil autour de celui qui existe
déjà (à gche) puis la création d’un œil plus large (à droite) - University
of Miami |
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Si les météorologistes sont aujourd’hui
capables de prédire avec exactitude la trajectoire d’une tempête tropicale, ils
ont encore du mal à modéliser l’évolution de sa force
Il leur est ainsi difficile
de prévoir avec quelle intensité une tempête va frapper les côtes
Pour y remédier,
des chercheurs américains ont montré le projet RAINEX, qui consistait à survoler
les ouragans avec un appareil équipé de radars
L’équipe de Robert Houze (University
of Washington) publie aujourd’hui dans la revue Science l’analyse des données
recueillies au-dessus de l’ouragan Rita en 2005, l’une des plus sévères tempêtes
de la saison
Grâce à un nouveau logiciel, les chercheurs ont obtenu un modèle
détaillé, avec une résolution de moins de deux kilomètres, des phénomènes qui
agitent le mur de l’œil
Au centre de l’ouragan, l’œil est la zone de calme,
où les vents sont les plus faibles et où un bout de ciel bleu peut apparaître.
Autour se forme le ‘’mur de l’œil’’, là où les vents sont les plus violents
Au cours de l’évolution d’une tempête tropicale, le mur de l’œil peut être remplacé.
Un nouveau cercle de nuages se forme autour du mur et lorsque celui-ci s’effondre
le nouveau mur prend sa place
Ce phénomène s’accompagne d’une baisse d’intensité
de l’ouragan. Cependant, en fonction des circonstances, il peut rapidement reprendre
des forces
L’étude de l’ouragan Rita montre le rôle essentiel joué par
deux zones d’air sec situées entre le mur de l’œil et le nouveau mur en construction
Ces
deux zones, que les chercheurs appellent des ‘’douves’’, peuvent se fondre avec
le mur de l’œil qui devient alors plus large, ce qui entraîne une baisse d’intensité
Cependant,
si le nouveau mur se contracte et rétrécit, la force de l’ouragan repart à la
hausse
Robert Houze compare cela à un patineur tournant sur lui-même,
bras collés au corps. S’il étend les bras il ralentit sa vitesse
L’ouragan
Rita était passé d’une tempête de catégorie 1 à un ouragan de catégorie 5 en l’espace
d’une seule journée
Dans son cas, le remplacement du mur de l’œil s’était
accompagné d’une baisse d’intensité suivie par une intensification rapide
Les chercheurs attendent maintenant l’analyse des données collectées au-dessus
de l’ouragan Katrina et Ophelia, toujours dans le cadre de RAINEX
A terme,
ils espèrent mettre au point une modélisation efficace des ‘’sautes d’humeur’’
des ouragans afin de mieux alerter les habitants des côtes menacées
Exemple avec le typhon
CHOI-WAN, septembre 2009,
2 imagesstaelleites à le 17/09 à 22h00 vents de 115
knots, pression 937 hPa et le 18/09 à 6h00 vents de 110 knots,
pression 941 hPa

